LE JOURNAL DES FLUIDES JUIN - JUILLET 2012 N°50

Le 11/01/2012 à 15:58 par La rédaction

jdf 50Le tout premier communiqué, diffusé au lendemain de la nomination de Delphine Batho à la tête du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, était pour le moins attendu par les industriels. Il faut dire que Nicole Bricq, qui occupait jusque là ce poste au sein du gouvernement « Ayrault 1 » était devenue la cible de critiques pour avoir remis en cause un permis de forage accordé au large de la Guyane et annoncé le remodelage du code minier considéré comme inadapté, obsolète et trop libéral (lire article page 14).
Dans ce communiqué en date du 22 juin, la nouvelle titulaire revient sur le code minier et réaffirme l’engagement du gouvernement : « Cette refonte est une priorité. Les travaux engagés seront poursuivis. Les associations non-gouvernementales y seront pleinement associées. Cette refonte a pour objectif de renforcer les procédures de concertation des populations concernées par les demandes de permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures préalablement à leur autorisation. » Selon la ministre cela permettrait d’imposer des garanties de protection de l’environnement aux meilleurs standards et d’assurer une parfaite transparence dans l’instruction et la délivrance des permis et des autorisations.
Le même jour, la compagnie pétrolière Shell recevait officiellement la version des deux arrêtés préfectoraux signés trois jours plus tôt par le préfet de Guyane l’autorisant à lancer une campagne de forages exploratoires au large de la Guyane et à mener d’ici la fin de l’année des études sismiques pour évaluer le potentiel guyanais en hydrocarbures, après la découverte fin 2011 d’un gisement par 6 000 m de profondeur. Le 23 juin, c’est à dire le lendemain,
Bruno Thomé, directeur délégué de Shell en Guyane, annonçait le lancement des travaux de forages pour la semaine suivante. Le terme « politique » concerne ce qui relève de l’exercice du pouvoir, mais aussi ce qui est relatif aux affaires publiques. C’est à dire de l’intérêt commun. La Guyane symbolisera- t-elle la délicate et nécessaire synthèse entre écologie et industrie ?
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