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SIET : quelles sont les actions du syndicat ?

Le Syndicat des industriels des équipements du traitement et de l’analyse de l’eau (SIET), membre de l’Union Nationale des industries et entreprises de l’eau (UIE), joue un rôle important à l’heure où le Covid-19 peut circuler dans les eaux. Entretien avec Pierre Kirsch, président du SIET, qui nous présente le syndicat et les actions qu’il mène aujourd’hui.

 

Pierre Kirsch, président du SIET.

Pouvez-vous présenter le SIET ?

Pierre Kirsch : Le SIET est le Syndicat des industriels des équipements du traitement et de l’analyse de l’eau, qui fête ses dix ans d’existence cette année. Cette organisation professionnelle rassemble les industriels qui conçoivent, fabriquent, commercialisent et assurent la maintenance des équipements intervenant dans le traitement et l’analyse de l’eau. Tous les types d’eaux sont concernés : eau potable, eau chaude sanitaire, eau de process, eau de piscine, eaux usées urbaines ou industrielles, ainsi que les boues issues de ces traitements. Le SIET a été créé afin de porter la voix des entreprises adhérentes et de contribuer aux évolutions réglementaires ou dans le domaine de la normalisation. Il est par ailleurs membre de l’UIE, qui regroupe les entreprises du secteur de l’eau pour la partie conception et construction.

 

Qui sont vos adhérents ? Quels sont leurs profils ?

P. K. : Le SIET regroupe des grands noms du traitement et de l’analyse de l’eau, mais aussi des entreprises de taille plus modestes, TPE et PME. Les entreprises du SIET interviennent dans la conception, la fabrication, la commercialisation et la maintenance des équipements du traitement et de l’analyse de l’eau tels que les filtres, générateurs d’ozone, systèmes ultraviolets, équipements pour la chloration, équipements pour l’analyse de l’eau, etc. Le SIET compte aujourd’hui une dizaine d’adhérents et est bien sûr ouvert à ce que d’autres membres nous rejoignent pour renforcer notre représentativité. C’est l’un de nos principaux objectifs.

 

De quels gages profitent les adhérents au SIET ?

P. K. : Les adhérents du SIET peuvent s’appuyer sur l’équipe permanente de l’UIE, sa fédération professionnelle mère qui est à leur service et qui fournit un travail de veille technique et réglementaire sur les sujets de la profession, de représentation auprès des administrations et institutions publiques et dans divers groupes de travail. Différents supports et moyens de communication permettent également de mettre en valeur des réalisations de nos membres, comme la participation à certains salons professionnels, bien que limitée dans le contexte sanitaire actuel. Le SIET et les différents syndicats de l’UIE ont pour pratique de participer à des salons, regroupés au sein d’un « village de l’eau ». Cela a pu être le cas sur le salon Pollutec par le passé, et le Carrefour de l’Eau désormais. Ces salons sont l’occasion d’organiser des conférences sur les sujets de la profession. Le SIET est présent sur LinkedIn et participe à toutes les actions de communication de l’UIE : podcasts, articles de presse, événements, etc. Vous trouverez davantage d’informations sur les sites
www.siet-info.com et www.eau-entreprises.org.

 

Par quels moyens défendez-vous les intérêts de vos adhérents ? Que mettez-vous en pratique ?

P. K. : Le SIET est un interlocuteur privilégié des ministères sur des sujets tels que la réglementation sanitaire eau potable, la réglementation sur les piscines publiques, la réutilisation des eaux usées traitées, etc. Le syndicat porte ainsi la voix des entreprises du secteur et défend les intérêts de la profession. Le SIET participe également aux travaux de normalisation via les commissions de l’Afnor, portant actuellement sur les filtres pour les piscines. Nous pouvons également réaliser des fiches et guides sur nos sujets d’intérêt.

 

Conférence assurée par l’ancien président sur SIET, Georges Breton, lors du Carrefour de l’Eau en 2020.

Avez-vous animé des discussions entre adhérents en 2020-2021 ?

P. K. : Le lieu d’échange principal est le Conseil d’administration du SIET, qui se réunit une fois par trimestre. Au-delà des aspects statutaires c’est l’occasion de faire le point sur les différents sujets en cours et de discuter des objectifs pour les mois qui suivent. Des réunions ou groupes de travail peuvent également se mettre en place aussi souvent que nécessaire. L’actualité pour 2020-2021 a notamment concerné des sujets comme la réutilisation des eaux usées traitées (participation au groupe de travail national via l’UIE), la révision de la réglementation sur les piscines publiques ou encore notre participation à la commission Afnor sur la filtration dans les piscines publiques.

 

Quels sont les objectifs que s’est fixés le SIET pour 2021 ?

P. K. : Le SIET devra poursuivre ses actions sur les sujets qui étaient déjà d’actualité en 2020 comme la réutilisation des eaux usées (REUSE), le traitement des micropolluants ou encore la problématique des boues d’épuration. Nous nous sommes également fixés comme objectif d’intensifier nos actions en termes de communication, que ce soit en faveur du syndicat ou de ses membres. Le SIET continue d’accompagner ses adhérents dans la période de crise sanitaire. Nous souhaitons également travailler encore plus étroitement avec les autres syndicats adhérents à l’UIE, notamment le Synteau, qui regroupe les concepteurs et constructeurs du traitement de l’eau sur le sujet des micropolluants par exemple.

 

Vos adhérents, qui proposent des solutions pour le traitement et l’analyse de l’eau, ont-ils été impactés par la crise sanitaire ?

P. K. : Nos adhérents ont pu « limiter les dégâts » sur l’année 2020, notamment grâce à leurs carnets de commandes, même si des secteurs comme les piscines publiques – qui sont fermées – ont été particulièrement touchés. Cela a pu être compensé par de bonnes performances à d’autres niveaux comme le secteur des piscines pour les particuliers, mais cela risque de ne pas être pérenne dans le temps. Nos inquiétudes portent donc plus sur l’année en cours et sur 2022. Nous dépendons grandement de la commande publique, et le niveau des appels d’offres – notamment concernant l’eau potable et l’assainissement – est à un niveau très bas comparé aux années précédentes : -30 % sur l’année 2020 par rapport à 2019.

 

Quels ont été et quels sont les grands défis à relever face au Covid-19 ?

P. K. : Le Covid-19 est un sujet d’importance dans le domaine de l’assainissement puisque l’on peut retrouver des traces de virus dans les eaux usées. Il y a principalement le sujet de l’hygiénisation des boues d’épuration puisqu’il faut s’assurer de leur innocuité pour l’épandage sur les terrains agricoles. Le secteur de l’assainissement a montré tout son intérêt puisque la mesure de Covid-19 dans les eaux usées est un indicateur précoce de suivi de la dynamique de l’épidémie. Le SIET s’est fixé comme objectif en 2021 de regrouper les équipementiers du traitement des boues pour agir comme un catalyseur de solutions adaptées à cette nouvelle problématique de santé publique. Les enjeux environnementaux liés au traitement et à la désinfection des eaux n’ont jamais été aussi importants dans le contexte actuel, et le SIET répondra présent pour accompagner toutes les bonnes initiatives collectives permettant une amélioration et une préservation de la ressource en eau.

 


 

ADHÉRENTS AU SIET

  • ABIOTEC
  • BORDAS-UVGERMI
  • CIFEC
  • O.E.I France
  • OZONIA (Suez)
  • PROMINENT
  • Syclope
  • SWAN Instruments d’analyse
  • XYLEM Water Solutions France
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